Tokyo Fiancée où le choc des cultures

Ne faisant rien de mon après-midi et savourant mes derniers jours de vacances, je me suis dit pourquoi ne pas regarder un bon film.

Passionnée par la culture asiatique (ses séries et sa bonne nourriture) et d’écriture, Tokyo Fiancée (biographie de la jeunesse d’Amélie Nothomb) s’est imposé le film idéal.

Ce film autobiographique nous narre La tête pleine de rêves, Amélie, 20 ans, revient dans le Japon de son enfance. Elle propose des cours particuliers de français et rencontre Rinri, son premier et unique élève, un jeune Japonais qui devient bientôt son amant. A travers les surprises, bonheurs et déboires de ce choc culturel drôle et poétique, nous découvrons une Amélie toute en spontanéité et tendresse, qui allie la grâce d’un ikebana à l’espièglerie d’un personnage de manga.

Une bande annonce qui prête à sourire, un casting inconnu au bataillon mais fort charismatique, nous promet 96 minutes de pur bonheur.

Et même si l’humour est présent mais bien discret (plus dans le ton de l’héroïne que dans les scènes), ce film se regarde sans peine.

Nous découvrons un Tokyo insolite, très ouvert à la sexualité contrairement à ce que l’on nous laisse penser. Mais le scénario est aussi changeant que le temps et des longueurs se créent lorsque les scènes de nudité s’enchaînent. Passer cette étape, nous retrouvons une Amélie, amoureuse bien plus du Japon que de son amant, en proie au doute. Et cela semble être également bien réciproque.

Finalement Tokyo Fiancée est d’avantage un voyage sur la vie, la quête de soi qu’un film ventant le Japon. Au contraire, d’ailleurs, cela confirme même que le choc des cultures qui je croyais tout compte fait restreint reste bien fort présent et qu’il est fort bon d’être français (horaires de travail, liberté de la femme) ou Belge (car oui être français dans ce film n’est pas si avantageux, si vous visionnez cette adaptation vous comprendrez vite pourquoi).

La fin est donc évidente, pas le moins du monde surprenante. L’inconstance d’Amélie et son amour de l’autonomie l’ont mené au bout de son périple. Mais la chute reste bien là et nous laisse interrogateur quant à l’avenir d’expatriés français lorsqu’un malheur touche ce pays.

Bref, je vous recommande ce petit bijoux si comme moi vous souhaiter recevoir un bon coup de fouet sur la réalité de la vie asiatique et non ce qu’on nous laisse voir dans de nombreux show.

Rentrée scolaire rime avec nouveau roman.

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Bonjour les filles ! Comment allez-vous en ce mois de Septembre ?

Cela fait quelques temps que je n’ai pas posté d’articles. Peut-être est-ce du au manque d’attractivité de blog ? Ou bien tout simplement car j’ai été très occupée avec l’achat du mobilier pour mon emménagement à La Roche Sur Yon.

Je m’apprête à sauter le pas Mercredi. Enfin seule. Ce ne sera pas évident, certes, mais je profite de cette année d’autonomie pour me donner à fond dans mes projets professionnels et donc par la même occasion scolaire tout comme en écriture.

D’ailleurs c’est simple, cette rentrée digne d’un mois d’octobre et automnal m’a inspiré pour la rédaction d’un nouveau roman. Cette fois bye bye jeunesse parisienne et bienvenue dans une sature d’un pensionnat anglais. Et ceux qui auront lu mon premier chapitre savent que j’écris toujours sur des lieux bien existants même si l’histoire reste purement fictive.

Ce dimanche 6 septembre, m’ennuyant fermement, je vous communique donc le peu de mots que j’ai couché sur le papier (et l’ordinateur bien sûr).

Alors, Girls, j’attends votre opinion avec impatience afin de progresser !

CHAPITRE 1

Gill Cordell, seize ans, noua son épaisse chevelure rousse en une queue de cheval parfaitement droite. Elle bâta des cils pour repousser, vainement, sa longue frange rebelle de ses grands yeux gris.

Assise en tailleur sur le gazon verdoyant de St Margaret’s, pensionnat pour jeunes filles de bonnes familles, l’adolescente pouvait sentir l’herbe frivole caresser ses cuisses menues. Le soleil, encore doux en cet fin d’octobre, perçait de ses rayons tièdes son blazer vert et bleu, réchauffant son dos endoloris. Les sélections pour intégrer le club de hockey avaient eu lieu le matin même et Mrs Steadworthy, à la rigueur innée, les conduisit à se surpasser. Esquiver les coups étaient d’ordinaire sa spécialité mais ses erreurs de placements avaient rendu son jeu fort mauvais. Apprendre à devenir une jeune femme accomplie et faire partie du cercle de tricot aurait pu s’imposer comme une évidence pour le jolie rouquine si elle ne se contrefichait pas tant des modes et des usages. Certaine de sa non qualification au sein de l’équipe, Gill enfouit son visage rond, qui clamait son innocence, entre ses doigts fins. Seul le hockey lui permettait d’apprécier un temps soit peu le train train et les rivalités constantes de St Margaret’s.

Perdue dans un crin de verdure, au cœur du comté du Hertfordshire, l’établissement visait l’excellence par l’impassibilité. « Tolérance zéro » leur répétait Summer Bilson , représentante de la Sixth Form et préfète en chef des dortoirs, en fronçant ses sourcils noyés pour moitié sous son imposante paire de lunette, dont la coupe arrondie lui donnait l’allure d’une chouette. Bien que le règlement intérieur interdisait la consommation d’alcool et de tabac dans les locaux, les filles bravaient régulièrement ces interdits. Ainsi que la majorité des règles qui régissaient leur année d’étude entre ses grilles dorées. Les murs, tapis de briques rouge, uniquement, gardaient le secret de leurs escapades nocturnes.

En Vrac

En Vrac.

Une décoration Scandinave pour un nouveau départ ?

Cela fait à peu près une semaine que je n’ai rien posté et il est grand temps de remédier à cela !
Et en une semaine il s’en ait passé des choses.
Premièrement : J’ai bossé, bossé et encore bossé
Deuxièmement, j’ai reçu une excellente nouvelle. J’ai décroché l’appartement coup de coeur que je voulais et en option j’ai une machine à laver ! Quel luxe !
Troisièmement, j’ai fait une rencontre mais je resterai très évasive sur le sujet (étant actuellement peu certaine de la tournure que la situation prendra).  C’est super compliqué en somme. Trop même.
Bref je ne suis pas là pour partager mes états d’âmes (surtout lorsqu’ils sont plutôt négatifs et « badant »).
C’est donc mercredi (après avoir confié la lourde tâche à ma maman (cautionnaire du projet) d’appeler l’agence immobilière pour avoir des renseignements sur l’avancée de notre dossier que j’ai eu l’immense joie de voir mon rêve de partir à La Roche sur Yon se concrétiser définitivement.
Un miracle lorsque mon premier appartement coup de coeur s’est révélé une belle arnaque.
Euphorique, je me suis dit qu’enfin nous pourrions sabrer le champagne. En vain, hélas.
Mon départ du cocon familial crée beaucoup d’animosité. Pourtant mes 22 ans sont atteins depuis plus de six mois maintenant, il est donc temps de s’y faire.
Ce détail laissé pour compte, je reçois un charmant colis jeudi à mon retour du travail. Mon bail (X3 exemplaires) que je dois parapher et signer. Une joie ! ça y ait, la preuve écrite est enfin là. Plus de parole en l’air. Et nouveau tournant dans ma vie !
Une question existentielle se pose désormais !
La décoration (à laquelle je voue un certain intérêt).
Etant très fi fille de nature, j’aime avoir les idées claires et parfaitement organisées. Une déco scandinaves me parait donc la plus judicieuse.
Coussins jaune entrer en mon humble demeure, housse de couettes gris-bleuté surplomber mon lit et plaid en tout genre conforter ma maison.
Et vous quelle est votre décoration idéale ?

En Vrac

En Vrac.

Le balayage, comment différencier le vrai du « tchip » ?

Comment allez-vous les filles (et les garçons) ?

Aujourd’hui, je « pollue » la base de données avec un tout nouvel article beauté. Et lorsque l’on parle beauté, on ne peut faire l’impasse sur un élément de taille : notre coiffeur.

Avec l’arrivée (assez tardive) des beaux jours et un teint très clair tel que le mien, l’idée de me teindre en blonde m’a plus d’une fois frôlé l’esprit.

C’est donc en février dernier que je m’étais rendue chez Saint-Germain Coiffure (Rue Duguesclin à Rennes : pour celles qui connaîtrait) que j’ai véhiculé mon souhait de changer radicalement de tête (et de coupe par la même occasion).

Après avoir trépignée d’impatience pendant une semaine, c’est avec un réel engouement que je me suis rendue dans ce salon (à la très bonne réputation auprès des jolies modeuses rennaises). Je suis donc passée entre les mains de Baptiste, jeune coiffeur, mais point débutant. Après avoir refait un dégradé sur mes cheveux coupés autrefois en carré, je suis passée sous ses mains expertes pour re vérifier s’il était possible de réaliser un balayage blond californien sur des cheveux comme les miens. En d’autres termes : très fins, très secs et fortement abîmés. Verdict :

Après avoir réalisé un test sur une de mes mèches de cheveux préalablement découpée, la réponse était sans appel : hors de question de réaliser même le plus foncé des blond au risque de voir mes cheveux se disloquer comme un vulgaire chewing-gum. En cause, la crème éclaircissante de L’Oréal qui aurait totalement anéanti ma chevelure et le lisseur que j’utilise à foison chaque jour sans application de produit protecteur.

Je ne vous dit pas ma déception mais bon, au vu de son discours plus qu’enrichie, je me suis faite toute petite. Je suis donc repartie avec tout un attirail de produits pour réparer ma chevelure et la promesse une fois ce traitement suivi d’avoir droit à un jolie blond. (J’espère au vu de la fortune déboursée pour un soin Shu Uemura, équivalent soit-disant d’un channel, dont je n’avais jamais entendu parlé auparavant) et un spray GHD.

Bref, peu rancunière, je suis retourné pour une coupe, le mois dernier. Nouvelle collègue, je passe entre ses doigts experts. Je lui demande une jolie coupe, permettant de paraître plus vieille pour le boulot que j’occuperai cet été (au sein d’une étude notarial pour ceux qui se poseraient la question !) . Et oui, âgée de 22 ans, j’en paraît aisément 16 aux yeux de la population. Plutôt agaçant actuellement (et d’autant plus au boulot lorsque les clients vous font la remarque). Quelques minutes plus tard, je ressors avec un carré soigné lorgnant mes omoplates amincies.  Celle dernière m’a prodiguée quelques conseils, car fort d’avoir suivi au pied de la lettre leurs conseils, mes cheveux sont toujours autant (pire même) asséchés. Hors de question donc pour moi de renouveler mon désir d’un balayage doré. Ni même d’évoquer leur produit miracle (même si j’aurais du).

Et puis, j’ai pris le fameux poste et est découvert un tout nouveau coiffeur, logé juste à côté de l’étude. Devanture très moderne et forte attirante, des prix convenables. C’est donc jeudi midi que je me lance et me faufile à l’intérieur de ce salon fortement attirant. On s’y sent bien, l’accueil plus que chaleureux. Nous discutons et de fil en aiguille, Pierrick m’explique le balayage californien n’existe point. Il s’agit d’un terme inventé par Dessange pour qualifier un effet qu’ils ont mis en place. Il me montre donc son petit carnet couleur et me dirige vers un jolie blond doré. Il m’explique que je suis blonde (comble pour moi, total stupéfaction, vu que l’on m’avait toujours qualifiée comme étant châtain foncé voir brune) et que je n’aurais aucun mal à réaliser un balayage clair. Mieux même ! Ma base serait idéale.

Heureuse comme un saoul, je promets de repasser dès le lendemain pour programmer un RDV pour la semaine suivante. Mais dès que je remets un pieds dans le salon, mes belles paroles s’envolent et je projette de faire ce changement radical juste après le boulot. Pierrick me dit qu’il n’y a pas de problème majeur, qu’il réfléchit sur les photos très clairs que je lui ais montré comme indicateur et prévoit même de limiter les coûts en songeant à une crème éclaircissante.

A 17H tapante, j’entre donc dans le fameux sanctuaire. Petite discussion pendant l’application de produit décolorant. Tout compte fait nous optons pour un blond cendré sur mèche doré. De quoi rendre mon teint plus lumineux comme je le souhaitais et moins blafard. Pourtant pour Pierrick, mon teint est très jolie, je n’ai rien de la peau d’une rousse mais bel et bien d’une blonde. De nouveau grand choc. J’ai comme même toujours eu une base qui pour moi était foncée.

Continuons, donc.

Petit rinçage et soin après être passé dans une grosse machine pour renforcer la couleur. Léger brushing. Verdict : cheveux entièrement clairs mais…Jaune. Normal ce n’était qu’une crème décolorante. Pierrick me revoit donc au bac pour y effectuer une patine pour re pigmenter mon cheveu désormais décoloré.

Toujours très conviviale et fort sympathique, nous continuons notre petite conversation. Il m’explique alors être un véritable fan des couleurs et baigné dans l’univers de la coiffure depuis toujours (ses parents étant coiffeurs). C’est donc un coloriste expert (qui pratique cela depuis l’âge de 12 ans !) qui adore sa toute nouvelle clientèle (le salon, en effet, date moins d’un an) qui plus est avoue qu’il ne comprend pas le refus du salon  Saint-Germain de réaliser un balayage sur mes cheveux, qui au passage, sont certes fragilisés mais pas à l’agonie et prêt à supporter quelques produits décolorants. Il suffira juste que je réalise des soins continuellement. Une promesse que j’ai faite et que je compte tenir. En effet, adepte depuis son commencement des produits pro Schwarskoff, notre coiffeur clame son désir de vendre à ses clientes des produits de qualité, efficaces, pour moins de 20 euros et n’hésite pas à dénoncer cette société qu’il juge trop consumériste à son goût. Quelque chose que je soutiens également quand je vois les sommes considérables que j’ai déboursé pour pas grand chose !

Je découvre durant ces 4 heures passées au salon  qu’être coloriste est tout un art. Une multitude d’instruments différents sont utilisés avec soin pour offrir un rendu parfait et le plus naturel possible.

Seule désagréable surprise le prix arrivé à la caisse. La douloureuse comme Pierrick s’est amusé à dire. La somme de 140 euros. Et oui, j’aurais payé moins cher même dans les plus gros groupes de la ville. Mais pour quel rendu ? Car le résultat est vraiment excellent. Les mauvaises langues diront, à ce prix vaut-il mieux encore ?

Oui mais le rendu est là, le balayage ne sera pas refait avant au moins un an comme me l’a promit notre expert (hormis les racines). L’effet dans le temps est maîtrisé par la patine afin de donner un effet naturel quand les racines viendront pointer le bout de leur nez. Et puis, ce que je vous cache c’est que j’ai fait endurer quelques heures supplémentaires à notre cher Pierrick. Le salon fermant habituellement à 19h, j’en suis ressorti vers 21H après que ce dernier m’ait gentiment offert un succulent thé au jasmin.

Alors oui le prix est élevé mais l’écoute rattrape comme même l’ensemble tout comme son savoir-faire. On ne peut donc en vouloir à ce si charmant coiffeur ! Et puis j’avais qu’à demander les prix avant au lieu de lire rapidement sur le panneau couleur à partir de 30 euros !

Je vous joins quelques photos de ma nouvelle tête.

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Vous est-il arrivé une histoire similaire ?

En Vrac

En Vrac.

Chères Cotonneuses,
Je profite de cette journée bretonne une nouvelle fois maussade pour créer un article life style – vie quotidienne. Son titre, pas besoin de chercher bien loin le voici !

Pourquoi les sites de rencontres sont un moyen « efficace » afin de rencontrer l’Amour ?

1. Parce que l’inscription dans la plupart des cas est gratuite, seules les fonctionnalités sont payantes

Ce n’est pas forcément le premier critère auquel on pense lorsque l’on se dit que les réseaux sociaux sont un excellent moyen de trouver l’amour mais c’est un avantage certain, qui n’est pas à dénigrer. Bon, il est vrai que dans la vie « réelle » vous ne paierez pas pour trouver l’amour. Quoi que peut-être un verre si Monsieur est radin ! Mais cette gratuité d’utilisation (surtout pour les femmes comme c’est notamment le cas sur Adopteunmec) permet au phénomène que sont les sites de rencontres de cibler un large public.
Toutefois, bien que ces sites ont leur lot d’avantages, il n’en demeure pas moins que pour accéder à certaines fonctionnalités, l’utilisation de notre charmante carte bleue est très vite requise. Qu’à cela ne tienne, quand vous êtes vraiment centrée sur la recherche de l’âme soeur l’amour n’a pas de prix !

2. Lorsque l’on est timide c’est « la » bonne solution pour pouvoir se dévoiler librement

Qui n’a jamais été gagner par le stress ou freiner par un de ses complexes face à un bel homme ?
Je pense que la réponse frise le zéro pointé. Ainsi, les réseaux sociaux et notamment les sites de rencontres sont un échappatoire afin de pouvoir reprendre sa vie en main, la contrôler et essayer de passer outre ses problèmes de timidité grâce à la barrière de l’écran interposé. Un moyen donc de se confier sans pour autant ne pas tomber dans la dérive de la perte de soi et du surjeu.
Mais voilà, lorsque fatidique de la rencontre arrive, plus d’écran Mesdames pour se camoufler. Il faut prendre son courage à deux mains et y aller au culot. Et oui, tout bonheur demande sacrifice. Allez, comme on dit, il faut souffrir pour être belle.
Donc un conseil Mesdames, n’en rajoutez pas plus qu’il n’en faut, de vous donner pas des excès de confiance, sinon vous serez vite dégoûté par ce système de rencontres amoureuses !

3. Parce que draguer en boîte est devenu ringard (mais surtout d’avantage un moyen de rencontrer un plan d’un soir plutôt que le « grand Amour »)

Et oui, c’est une évidence ! Les boîtes sont aujourd’hui plus reconnu pour « pécho » le premier soir et rentrer « avec la première gronzesse venue » comme qui dirait les malotrus les plus malpolis qu’un tremplin pour trouver son futur compagnon. Pire vous aurez surement droit à la fameuse phrase du lâcher de 06. A fuir donc si vous êtes à la recherche de quelques choses de sérieux. Vous me direz alors, pourquoi pas un ciné, un bowling ou un billard ? Ce sera tout de même mieux que rester cloîtrer chez soi entre quatre mur, à s’inventer une vie et converser depuis son pc. Et bien car, c’est également un lieu que j’ai testé et pas la moindre chance de trouver l’homme de vos rêves. D’une car Messieurs sont avec leurs « amis » et ne veulent se mélanger, deux car soit ils sont casés ou bien ont une jolie petite famille. Et bah pourquoi pas à l’école (faudrait-il y être encore ! ) ? Et bah là aussi la réponse est la même. Ces jeunes hommes sont pris. Parfois même les sections ne sont remplies que de filles alors à moins d’être attiré par le même sexe, la question ne se pose même pas !
Alors quoi de plus évident que de se tourner vers Badoo ou encore Tinder. Et puis pour celles qui sont récalcitrantes, certains hommes sont partant pour un verre dès trois lignes de conversations. Bon c’est vrai eux aussi espèrent secrètement vous mettre dans leur lit. Et c’est là le problème qui nous conduit vers ce cinquième point…

4. On a un large choix de « produits »

Multitudes de « produits » peuvent être mis dans notre « panier » comme le sous-entend sur son concept un peu farfelu Adopteunmec. Et oui vous ne rêvez pas ! On ne parle pas du dernier jouet Ken, mais d’un homme. Assez machiste ces dénominations tout compte fait, non ?Cependant, tous ces produits ne sont pas des perles rares, le choix est très vite restreint (si comme moi vous êtes très difficile). Il n’est donc pas évident de trouver le bon site qui vous permettra de faire l’impasse, de un : sur les lourdingues, de deux: sur les hommes déjà casés en manque de …, de trois : les simples « bonnes rencontres ». Pour le moment de ce que j’ai expérimenté (adopte, tinder et badoo), Badoo est le mieux en terme de rencontres sérieuses, le choix n’est pas évident et très souvent compliqué.
Mais pas de panique, de nouveaux profils apparaissent chaque jour alors vous n’avez que l’embarras du choix !

5. La peur du regard de l’autre est contourné

Et oui personne ne vous force à vous montrez sous votre jour comme qui dirait le moins avantageux. Vous dialoguez par écrit et non en face à face. Pas de craintes à avoir donc sur la coiffure et la tenue à arborer pour être au meilleure de votre forme. Une photo potable et hop le tour est joué et des centaines de clics en quelques temps, que demandez de mieux ? Peut-être d’ôter le doute de son esprit qu’au jour de la rencontre, la déception sera là.

Et si Monsieur vous gênes dans vos principe ?

Et bien sachez que vous pourrez toujours ignorer voir même bloquer votre interlocuteur. Pas magique cela ?

Adieu donc, types relous.

Mais non voyons, si vous préférez rester chez vous et repoussez ce moment le plus longtemps possible libre à vous (d’ici là vous aurez le temps de conquérir Monsieur, enfin si celui-ci est dans cette optique également) !

CONCLUSION

Bon même si je suis censée venter les mérites de ces sites en tout genre sachez que je reste très sceptique? Jusque là, je n’ai fait que deux rencontres mais je peux vous assurez que les résultats restent les mêmes, il manque ce petit truc qui fait que vous êtes à l’aise pour se ravoir. Peut-être n’ais-je pas encore touché le gros lot ? En tout cas après la phase « rencontre » silence radio. Et on commence un peu à perdre confiance en ces sites. Mais lorsque votre vie sentimentale est au plus bas, continuer parait évident, surtout lorsque vous sortez entre amies pour « rencontrer du monde  » et n’avez finalement passer votre soirée qu’à discuter avec vos copines. Rien de bien réjouissant donc.

Il ne me reste donc plus qu’à tester Meetic, allons bon, cela sera-t-il peut être plus fluctuant ?

Visionné

Visionné.

GLUE où le Skins version rurale

Visionné

Découverte de ce mois de juillet, cette série de 8 épisodes se boit comme du petit lait si bien qu’il ne me fallut qu’une semaine pour achever ce mini drama.
Son intrigue policière, non moins dénuée de longueur, saura ravir les fans inconditionnels de Skins où les personnages (très jeune : une vingtaine d’année) saura rappeler Cook ou encore Effie, voir même certaines séquences (celle des feux d’artifices notamment ou des drogues hallucinogènes. C’est comme qui dirait la fameuse « Touch » british. Pourtant, nous savons pertinemment que la jeunesse ne passe pas toutes ces nuits à se shooter, boire jusqu’à comater et que sais-je encore … Mais que voulez-vous la pâte prends toujours (avec moi !)
Et même si quelques amalgames sont faits, notamment dans le scénario et les cultures, l’intrigue est rondement menée. Chaque fin d’épisode laisse planer le doute et cette ambiance pesante n’est jamais bien loin.
Glue, toutefois, aura pu être d’avantage travailler non pas dans la complexité de son scénario, pile comme il faut, mais dans le passé des personnages, les incidences sur leur famille des choix auxquels ils sont amenés à faire. Ce traitement partiel des protagonistes freine le rythme et ne permet pas une empathie complète envers nos héros.
Pire, il arrive parfois ne pas les comprendre ou de ne pas distinguer leur réelle utilité dans cette histoire. je pense notamment à Annie (fortement inspirée de Pandora mais dénué de tout intérêt). C’est d’ailleurs au moment où j’écris cet article et que je fais au passage quelques recherches que je viens de constater qu’elle jouait le rôle de Lavande Brown dans Harry Potter et le prince de Sang Mêlé.
Au final, même si on ne lie pas une affectation particulière pour tous ces jeunes gens issus du monde rural, le lieu de tournage permet de s’évader et de découvrir les petits bleds de la campagne anglaise, jusqu’ici inabordé. De plus, on ne sait haïr James, Cal et leur petite bande, malgré leur tempérament de tête brûlée et leur comportement pas toujours exemplaire.
Alors, si vous n’avez rien de prévu lors de vos prochaines soirées, foncez « looker » cette petite bombe jeunes adultes.

Musique

Musique.

Chères utilisatrices d’Hello Coton,
Je profite de ce mardi breton brumeux pour rédiger un tout nouvel article dans cette rubrique musique (histoire de la remplir un peu).
Celui-ci ne fera peut-être pas que des adeptes car cet artiste que j’affectionne particulièrement n’est autre que …Coréen. Et oui les filles, bienvenue à un nouveau genre de texte : l’anglo coréen.
Ce « prince charmant » qui fut pour moi une véritable révélation répond au doux nom de Taeyang. Peut-être celui-ci vous dit quelque chose ? Si oui, cela est peut-être du en partie au plus gros boysband de Corée auquel il appartient et qui vogue actuellement sur le succès : BIGBANG. Ou alors avez-vous simplement lu mon dernier article sur Miguel dont j’ai brièvement fait part de ce bel apollon. Souvenez-vous c’est grâce à Taeyang que j’ai découvert les titres Coffee et Beautiful Exit !
Et puis, en plus d’avoir une musculature de rêve ( à en faire frémir plus d’un), le jeune homme (28 ans au compteur) est le chanteur et danseur principal de son groupe. Et oui, les filles ! Monsieur n’a pas qu’une corde à son arc.
Entré à l’âge de 12 ans au sein de la YG Entertainment (un des trois plus grosses maison de disque du pays), il débute sa carrière en 2006 au sein du groupe BIGBANG entouré de son ami de longue date G-Dragon. Ce nom vous dit surement quelque chose ? Non toujours pas. Vous gérez pas. Mais si GD voyons. Non ? Roh c’est la muse de Karl Lagerfeld. La coupe carotte qu’il arborait à la Fashion Week au début du mois au défilé Chanel c’est à lui qu’on l’a doit.
Bref même si Taeyang est Coréen, il saura vous charmer grâce à ses reprises de Chris Brown (avec une maîtrise quasi parfaite de l’anglais, rare en Asie et son léger accent californien). Son dernier album solo Rise, paru en 2013 a connu un succès immédiat et c’est même classé en top des Chart’s. Il revient en 2015 avec son groupe et leur album MADE connait le même engouement. Indétrônable, Taeyang est un peu le Kendji Girac français.
Pas étonnant quand le jeune homme sait s’entourer des meilleurs compositeurs et parolier actuels !
Alors les filles, je n’ai qu’un mot à vous dire  : filez écouter sa sublime playist. Monsieur risque très vite de mettre les voiles pour entamer son service militaire (obligatoire en Corée  et devant être réalisé avant ses 30 ans).
Voici donc quelques extraits de ses plus gros titres mais qui ne sont pas forcément mes favoris :
Ses talents de danseur :

Ecriture

Ecriture.

Nous y voici. L’intérêt de mon blog est de vous faire partager mes travaux d’écritures. Je mets donc à votre disposition le premier chapitre de mon roman encore en phase d’élaboration.
J’espère qu’il attirera quelques fans.
Je suis preneuse de tout commentaires !
Alors à tout de suite !

*1*

Cordélia Oberkampf, quatorze ans, enfonça son turban Miuccia bleu nuit sur ses longs cheveux blond doré. Le satin, en plus d’être l’incontournable des défilés de l’hiver, mettait parfaitement en valeur son teint abricot. Tard dans la nuit, la neige avait déployé son épais manteau blanc sur l’ensemble de l’arrondissement parisien et l’adolescente, trop excitée à l’idée de s’imaginer patiner au parc Monceau, avait été incapable de fermer l’œil. Avant-gardiste et fille de la joaillère Oberkampf, elle aimait donner le la aux jeunes chastes de Sainte-Bernadette. Il lui était donc inconcevable de sortir tant que ces adorables yeux émeraude ne soient pas parfaitement dénués de cernes. Cordélia se dirigea vers la porte de son immense chambre, située à l’Hôtel Keppler, et s’assura que la suite fut bien déserte. Laisser traîner ses oreilles, non loin d’être son passe-temps favori, était devenu un rituel quotidien, tout comme s’observer en détail face à l’ancien miroir vertical. Ses lèvres glossy Diablotine de Dior se pincèrent à la vue des quelques formes que son caraco charbon Princesse Tam Tam sublimait à merveille. N’importe quelle collégienne aurait rêvé remplir un 85 B, mais là où tous contemplaient une silhouette longiligne à couper le souffle, Cordélia n’y voyait que révulsion et autres sentiments du même genre. Les coussins jaune poussin qui d’ordinaire égayaient le gris de son dessus de lit lui donnèrent subitement la migraine. Sans comprendre comment, elle s’effondra à genoux face au WC, la tête plongée dans la cuvette. A l’instant même où l’acidité gagna sa gorge, ses bouffées d’angoisse s’éclipsèrent. Elle ne gardait plus que de cet épisode laborieux, des perles de sueurs collées à sa nuque.
Fleur Van Büren tambourina contre la porte de la suite N°5. Elle venait de passer une heure coincée dans les bouchons entre l’arc de triomphe et les Champs Elysées. La jeune fille n’avait cessé de pester contre les chauffeurs de taxi à l’origine de ce désordre. Trop en retard et frigorifiée pour poursuivre son trajet à pied, elle avait dû renoncer à sa visite du dimanche chez Pierre Hermé et par la même occasion à la douce saveur de l’Ispahan, ses macarons favoris. Elle ramassa la clef cachée sous le paillasson en poils de sanglier et jeta sa fourrure, souvenir Milanais de son père, sur la banquette écru des Oberkampf
— Pas de brunch en famille ce matin ? l’interrogea Fleur en sifflotant du Kim Carnes depuis le salon. Elle savait que Cordélia trouvait son répertoire musical kitch mais les tubes du moment ne l’avait jamais intéressé. Elle les trouvait grossiers, redondants et tout simplement rasoirs !
Cordélia s’essuya la bouche et déverrouilla la salle de bain.
— Non. Maman devait accompagner, avec Hippolyte, Edgar à la gare ce matin. Exposition je crois…
Edgar Schinasi, trente-deux ans, jeune compagnon de Judith Oberkampf et photographe, passait la plupart de son temps à squatter leur loft, lorsqu’il ne voguait pas au Népal ou au Mozambique. Il concentrait tout son art dans l’exposition de clichés retraçant la misère d’enfants africains frappés par la famine. Il y a tout juste un an, elle les surprit par mégarde dans la baignoire alors que les bulles de savon avaient presque entièrement disparues. Si seulement les choses avaient pu s’arrêter là, or, cette dernière paraissait prendre un malin plaisir à batifoler sous les yeux de sa fille. Le père de Cordélia, quant à lui, compositeur de renom, s’était envolé le jour de son cinquième anniversaire pour New York. Parfois, elle recevait de sa part une carte postale. Mais ce qu’elle en retenait était l’odeur du parfum de sa nouvelle femme, une Américaine de la haute.
Fleur déboutonna le col italien de sa chemise, ôta ses chaussures et s’étala telle une étoile de mer sur le lit XL. Ses grands yeux ronds s’arrêtent sur le visage pâle de Cordélia pour la fixer avec inquiétude.
— Cordy, tout va bien, hein ?
La jeune fille hocha la tête. Les lèvres tremblantes, elle dut faire un effort inouï pour étouffer un sanglot.
— Croix de bois, croix de fer ?
Cordélia feinta un crachat puis serra la main de sa meilleure amie.
— Si je mens je vais en enfer !
Les sifflements du vent s’engouffrant dans la cheminée victorienne ne parvinrent pas à étouffer les chants de Noël, qu’Oscar, le concierge, diffusait en boucle tous les ans.
— Voilà pourquoi J’A D O R E les fêtes ! dit d’un ton enjoué Cordélia en insistant sur chaque syllabe du mot j’adore. Oscar fredonne, l’odeur de résine parfume le salon et l’on peut enfin se pelotonner des heures entières sous la couette, à racler à la petite cuillère le pot de Ben & Jerry’s devant Jules et Jim.
Son sourire béat plissait joliment ses pommettes rosées. Elle s’évertuait de cacher tant bien que mal son mal être. Un peu trop facilement à vrai dire. Ses vilaines pensées s’étaient volatilisées d’un trait à l’écoute des sifflotements d’Oscar. Sa bipolarité pourtant vaincue, revenait-elle en flèche ?
Le ventre de Fleur grogna. Elle avait délibérément sauté le repas mais elle ne s’attendait pas à ce que ces fichus embouteillages viennent contrecarrer ses plans. Loin d’être comme son amie, les fêtes de fin d’années ne la mettaient pas de bonne humeur. Elles marquaient pour elle le départ de sa sœur pour le York et la commémoration d’un autre repas en son absence. Certes, il y avait toujours Cornélius, son frère jumeau, qui jouait de ses charmes auprès de leurs cousines au sixième degré mais il y avait toujours comme une sorte de tension. Personne n’osait prononcer son nom de peur de faire un pas de travers. De temps à autre, elle lui envoyait un bref texto, lui racontant son immersion au cœur de jeunes prodiges britanniques sans revenir parmi les siens pour autant. Elle avait dû tirer un trait sur les soirées d’hiver où elles s’amusaient à couvrir leur sapin de guirlandes pharaoniques puis se gavaient de puits d’amour à en tomber malade. Malgré le fait que Cordélia soit sa meilleure amie, elle ne pouvait se résoudre à le lui confier. Pourquoi ? Elle n’en avait aucune idée.
— Papa a réservé une table chez Maxim’s pour mon anniversaire. Sûrement pour parler affaires avec un de ses futurs investisseurs potentiel. Ce sera d’un ennui ! Dis, tu viendras ?
Naître un vingt-cinq décembre apportait son lot d’avantages comme recevoir deux fois plus de cadeaux, mais aussi son lot d’inconvénients puisque la jeunesse parisienne partait à l’autre bout du continent ou bien se cloîtrait en famille, au troisième étage de leur sublime appartement, avenue Montaigne, à manger de la dinde ou du chapon. Or, Cordélia ne pourrait assister à l’évènement mais elle préférait, pour le moment, ne pas y penser. Ça faisait encore trop mal pour qu’elle puisse le dire à haute voix. Sinon tout cela deviendrait vraiment réel. Au lieu de quoi, elle se mit au garde à vous, lança un « Oui, mon Capitaine ! », fit coulisser l’échiquier du salon et en extirpa des Ricola et un paquet de Camel neuves. Elle fourra deux sucreries dans sa bouche, l’orange-menthe remplaçant in extremis le goût âcre qui dominait encore sa gorge, et s’alluma une cigarette. Elle lui tendit la boîte.
— Personne ne risque de s’en rendre compte ?
Cordélia haussa les épaules. Il s’agissait d’une situation d’urgence après tout, cela valait bien le coup de se faire attraper. Elle brancha la stéréo, se hissa sur le canapé et rappa les premières notes du dernier morceau de Snoop Dog.
— Qui aurait pu prétendre que l’on puisse encore écouter ce genre de choses en 2006 ?
Cordélia fit la mou, lui adressa un sourire ultra Bright et lui balança le coussin rayé qui reposait sur le fauteuil bergère en toile.
— Viens !
L’adolescente à la silhouette longiligne la fit tournoyer sur place. Lorsque Fleur pu enfin retrouver son équilibre, elle se trouvait face au sapin rouge et or sous lequel se tenait une paire de patins. Cordélia s’empara de l’enveloppe cartonnée. « Pour Cordy. E. » La jeune fille eut un mouvement de recul.
— Et si on allait les essayer ? proposa Fleur d’un ton détaché, tout en humant une bouffée de fumée.Les joues rosies par les températures négatives, elles atteignirent le parc. Les branches dénudées, le lac gelé semblaient figés dans le temps. Pourtant, elles le trouvaient plus romantique en cette période de l’année. Peut-être était-ce dû au fait que Fleur y avait échangé son premier baiser avec Auguste Saint-André sur le petit pont d’où pendaient une multitude de stalactites. Cordélia glissa le long de la Colonnade avant d’achever son parcours sur une pirouette parfaitement maîtrisée. Si cette dernière n’avait pas orchestré cette rencontre, jamais elle n’aurait pu connaître pareil bonheur. Aujourd’hui encore, elle parvenait à sentir son souffle mentholé sur ses lèvres. La tâche, pourtant, ne fut pas simple. Fleur, éperdument amoureuse de l’aîné Oberkampf, bavait devant lui à chacune de ses apparitions. Bien plus âgé qu’elle, il préparait d’arrache-pied le concours d’entrée de la police nationale, tout en accumulant les petits boulots. Il lui répétait qu’il rêvait de quitter cette sphère dorée qui le conduisait à se fourvoyer sur une société en déclin.
— Si je fais un pas de plus je sens que je vais m’écrouler, gémit Cordy.
Fleur tata ses poches et en extirpa son portefeuille en peau de croco. Il lui restait suffisamment de monnaie pour sustenter deux estomacs affamés. Un seul échange de regard leur suffit pour se comprendre. Il en avait toujours été comme tel. Il en serait toujours ainsi.
Groguie et dépourvue d’odorat, elle s’installa sur le banc faisant face aux colonnades. Même si le froid carnassier asséchait sa peau, il ne l’atteignait pas. Elle ne songeait qu’à ôter ses patins pour partir s’exiler en Laponie. Cette maudite paire venait de lui gâcher sa matinée tant attendue. Fleur avait le don de causer des impairs et cette fois encore, sa maladresse légendaire ne lui avait pas échappé.
Un chaton persan aussi blanc que la crème Mixa et ressemblant trait pour trait à Duchesse, leur animal de compagnie décédé il y a des années, se frotta contre les chevilles frêles de l’adolescente. Il ronronnait à en exploser de bonheur. Ses yeux perlés de gris ne la lâchaient pas du regard.
— Va-t’en !
Mais l’animal ne bougea pas d’un pouce, toujours occupé à tournoyer autour de ses immenses jambes.
Le craquement des branches sous le poids du givre couvrit les cris de la jeunesse Parisienne. Ce soudain silence l’apaisa. Elle pouvait enfin être elle-même. Nul besoin de revêtir un costume comme elle en avait pris l’habitude en franchissant les grilles de Sainte-Bernadette. L’arrière-cour, entretenue avec minutie, fut bien le seul intérêt qu’elle pouvait trouver à cette école. Déjeuner dans l’herbe, face aux tourelles, lui permettait d’ôter de sa mémoire les pensées obscures qui traversaient son esprit. Elle avait cette aisance et cette grâce naturelle qui faisait d’elle la reine des abeilles. Artistes incompris ou fils de politiciens véreux, tous n’aspiraient qu’à une chose : se tenir sur le trône à ses côtés. S’illustrer comme des coqs en pâtes, loin d’eux cette idée. Qui portait la culotte ? Certainement pas une vulgaire fille d’une petite créatrice banlieusarde. Mais elle avait un charme fou qui faisait d’elle l’objet de toutes les convoitises et la future femme d’un homme d’affaires ou d’un sénateur. Du moment qu’elle soit belle et qu’elle sache se taire. C’est ce que la gente masculine de Sainte-Bernadette voyait en elle, au-delà de son physique ravageur.
Une nuée d’hirondelles s’éclipsa sous la détonation de ce qui devait être la collision de deux voitures ou le choc d’une plaque métallique. A mesure qu’elle fixait l’espace boisé d’où se détachait ce bruit tonitruant, elle discernait d’avantage le son d’une corde. Que fouettait-elle ? Était-ce le sol terreux ? Un tronc ?
Il approchait.
Doucement.
Rapidement.
A quelques mètres, centimètres.
A la vue de son visage si angélique, son rythme cardiaque s’emballa. Combien de fois avait-elle secrètement souhaité qu’ils se retrouvent, seuls, face à face ?
Quelque chose clochait pourtant. Ses yeux semblaient bouffis, ailleurs, son nez un peu trop rougie.
Sa respiration se brisa. Son cœur aussi. Extraire le moindre mot, la plus petite syllabe, relevait de l’impossible.
Étirer. Contracter. Se lasserait- il de cette ficelle rêche et crasseuse ?
Elle s’allongea, attendant péniblement la mort. C’était comme un grand plongeon dans un bassin d’eau chloré. Sans l’odeur, ni les picotements, bien entendu. Un monde calme. Déconnecté de toute réalité. De toute vérité désarmante. Terrifiante.
Étendue sur la mare gelée, elle parvenait à distinguer le moindre frétillement de nageoire des poissons rouge. Elle n’avait pas la force de se débattre. Pourtant elle voulait vivre. Hilarant, non ? Quand elle avait si souvent désiré le contraire.
L’air ne filtrait plus dans ses poumons, ses doigts portés à son cou cherchaient désespérément à la libérer. Ses muscles endoloris luttaient en vain. Le repos la guettait. Son esprit vagabondait déjà. Ses paupières se fermèrent, à jamais, sur ce teint éclatant. Pourtant si perdu.

Visionné

Visionné.

Un Dimanche pluvieux rime avec film poétique

Si comme moi vous êtes amateurs (trices) de films et la découverte de nouveautés et non sceptique quant à la barrière du langage, je vous propose de regarder un jour ce charmant  long métrage Suédois intitulé : « Kronjuvelerna » réalisé par Ella Lamaghen.

Grande admiratrice des talentueux fils Skarsgård (Cela a commencé avec Alexander dans True blood puis s’est poursuivie avec Bill dans la série de Netflix plu ou moins contestée Hemlock Grove), je n’ai pu faire l’impasse sur ce scénario plus qu’alléchant.

En effet, l’histoire nous narre la vie étonnante de Fragancia,arrêtée pour avoir tenté d’assassiner Richard Persson, le fils d’un puissant propriétaire d’usine.  Son enfance pauvre, son adolescence où elle rencontre le grand amour de sa vie, un champion de hockey sur glace Petterson-Jonsson et l’approche de la nuit fatale où l’histoire commence..

Un film bourré de poésie comme je les aime, filmé avec minutie pour le bonheur de nos pupilles, qui lie tantôt aventures romanesques et le conte pour enfant sur fond noir. Traité avec légèreté cependant mais jamais sans friser la moquerie et sans aucune hilarité. C’est bien là que se démarque Kronjuvelerna. La maladie, la violence ou encore la mort sont traités de manière délicate sans provoqué l’angoisse ni l’oppression. Un savoureux mélange justement dosé qui sera ravir petits et grands !

Certaines scènes, de par la beauté des clichés, m’ont souvent fait penser à l’adaptation de Charlie et la chocolaterie (les cabanes notamment et les scènes sous la neige) et les musiques l’univers romantique de Peneloppe.

Un vrai petit moment de bonheur donc et de détente où les 120 minutes filent à toute vitesse. Point de longueur mais uniquement une jolie touche de féerie. Alors bon si vous n’êtes pas amateur du genre, vous ne serez pas transporter par cet univers et vous voudrez surement rapidement couper court à cette trame pour la moins extravagante et dénuée de toute réalité, pour mon plus grand dam.

Musique

Musique.

Découverte Musicale et Coup de cœur immédiat !
Si je vous dis Miguel ? A quoi cela vous fait-il penser ?
Les réponses différeraient entre chacun (une) d’entre vous. Peut-être m’auriez-vous proposé le doux nom de Miguel Angel  Munoz ou encore un de vos ex (espagnol ou portuguais) sulfureux rencontré sur la plage d’Alicante.
Et bien rien à voir !
Ce californien, né en 1985, chanteur, producteur de musique et guitariste à la ville est un vrai petit prodige.
Habitué aux premières parties des stars de renoms tels qu’Alicia Keys, cet as du R’n’B n’en est pas à son premier coup d’essai, ni succès. Il a notamment réalisé un tube « How Many Drinks? » et pour cela invite Kendrick Lamar pour un remix. La vidéo a même atteint plus d’un million de vues en moins de trois jours.
En 2015, il sort son dernier album Wildheart et pour moi c’est la révélation. Adepte des réseaux sociaux et plus particulièrement d’Instagram (pour y suivre toutes mes stars préférées), je ne remercierai jamais assez Taeyang (à qui je vais aussi consacrer un article je pense) pour cette sublime découverte.
Je vous propose donc d’écouter quelques extraits de cet artiste déjà bien accompli !