En Vrac

En Vrac.

Le balayage, comment différencier le vrai du « tchip » ?

Comment allez-vous les filles (et les garçons) ?

Aujourd’hui, je « pollue » la base de données avec un tout nouvel article beauté. Et lorsque l’on parle beauté, on ne peut faire l’impasse sur un élément de taille : notre coiffeur.

Avec l’arrivée (assez tardive) des beaux jours et un teint très clair tel que le mien, l’idée de me teindre en blonde m’a plus d’une fois frôlé l’esprit.

C’est donc en février dernier que je m’étais rendue chez Saint-Germain Coiffure (Rue Duguesclin à Rennes : pour celles qui connaîtrait) que j’ai véhiculé mon souhait de changer radicalement de tête (et de coupe par la même occasion).

Après avoir trépignée d’impatience pendant une semaine, c’est avec un réel engouement que je me suis rendue dans ce salon (à la très bonne réputation auprès des jolies modeuses rennaises). Je suis donc passée entre les mains de Baptiste, jeune coiffeur, mais point débutant. Après avoir refait un dégradé sur mes cheveux coupés autrefois en carré, je suis passée sous ses mains expertes pour re vérifier s’il était possible de réaliser un balayage blond californien sur des cheveux comme les miens. En d’autres termes : très fins, très secs et fortement abîmés. Verdict :

Après avoir réalisé un test sur une de mes mèches de cheveux préalablement découpée, la réponse était sans appel : hors de question de réaliser même le plus foncé des blond au risque de voir mes cheveux se disloquer comme un vulgaire chewing-gum. En cause, la crème éclaircissante de L’Oréal qui aurait totalement anéanti ma chevelure et le lisseur que j’utilise à foison chaque jour sans application de produit protecteur.

Je ne vous dit pas ma déception mais bon, au vu de son discours plus qu’enrichie, je me suis faite toute petite. Je suis donc repartie avec tout un attirail de produits pour réparer ma chevelure et la promesse une fois ce traitement suivi d’avoir droit à un jolie blond. (J’espère au vu de la fortune déboursée pour un soin Shu Uemura, équivalent soit-disant d’un channel, dont je n’avais jamais entendu parlé auparavant) et un spray GHD.

Bref, peu rancunière, je suis retourné pour une coupe, le mois dernier. Nouvelle collègue, je passe entre ses doigts experts. Je lui demande une jolie coupe, permettant de paraître plus vieille pour le boulot que j’occuperai cet été (au sein d’une étude notarial pour ceux qui se poseraient la question !) . Et oui, âgée de 22 ans, j’en paraît aisément 16 aux yeux de la population. Plutôt agaçant actuellement (et d’autant plus au boulot lorsque les clients vous font la remarque). Quelques minutes plus tard, je ressors avec un carré soigné lorgnant mes omoplates amincies.  Celle dernière m’a prodiguée quelques conseils, car fort d’avoir suivi au pied de la lettre leurs conseils, mes cheveux sont toujours autant (pire même) asséchés. Hors de question donc pour moi de renouveler mon désir d’un balayage doré. Ni même d’évoquer leur produit miracle (même si j’aurais du).

Et puis, j’ai pris le fameux poste et est découvert un tout nouveau coiffeur, logé juste à côté de l’étude. Devanture très moderne et forte attirante, des prix convenables. C’est donc jeudi midi que je me lance et me faufile à l’intérieur de ce salon fortement attirant. On s’y sent bien, l’accueil plus que chaleureux. Nous discutons et de fil en aiguille, Pierrick m’explique le balayage californien n’existe point. Il s’agit d’un terme inventé par Dessange pour qualifier un effet qu’ils ont mis en place. Il me montre donc son petit carnet couleur et me dirige vers un jolie blond doré. Il m’explique que je suis blonde (comble pour moi, total stupéfaction, vu que l’on m’avait toujours qualifiée comme étant châtain foncé voir brune) et que je n’aurais aucun mal à réaliser un balayage clair. Mieux même ! Ma base serait idéale.

Heureuse comme un saoul, je promets de repasser dès le lendemain pour programmer un RDV pour la semaine suivante. Mais dès que je remets un pieds dans le salon, mes belles paroles s’envolent et je projette de faire ce changement radical juste après le boulot. Pierrick me dit qu’il n’y a pas de problème majeur, qu’il réfléchit sur les photos très clairs que je lui ais montré comme indicateur et prévoit même de limiter les coûts en songeant à une crème éclaircissante.

A 17H tapante, j’entre donc dans le fameux sanctuaire. Petite discussion pendant l’application de produit décolorant. Tout compte fait nous optons pour un blond cendré sur mèche doré. De quoi rendre mon teint plus lumineux comme je le souhaitais et moins blafard. Pourtant pour Pierrick, mon teint est très jolie, je n’ai rien de la peau d’une rousse mais bel et bien d’une blonde. De nouveau grand choc. J’ai comme même toujours eu une base qui pour moi était foncée.

Continuons, donc.

Petit rinçage et soin après être passé dans une grosse machine pour renforcer la couleur. Léger brushing. Verdict : cheveux entièrement clairs mais…Jaune. Normal ce n’était qu’une crème décolorante. Pierrick me revoit donc au bac pour y effectuer une patine pour re pigmenter mon cheveu désormais décoloré.

Toujours très conviviale et fort sympathique, nous continuons notre petite conversation. Il m’explique alors être un véritable fan des couleurs et baigné dans l’univers de la coiffure depuis toujours (ses parents étant coiffeurs). C’est donc un coloriste expert (qui pratique cela depuis l’âge de 12 ans !) qui adore sa toute nouvelle clientèle (le salon, en effet, date moins d’un an) qui plus est avoue qu’il ne comprend pas le refus du salon  Saint-Germain de réaliser un balayage sur mes cheveux, qui au passage, sont certes fragilisés mais pas à l’agonie et prêt à supporter quelques produits décolorants. Il suffira juste que je réalise des soins continuellement. Une promesse que j’ai faite et que je compte tenir. En effet, adepte depuis son commencement des produits pro Schwarskoff, notre coiffeur clame son désir de vendre à ses clientes des produits de qualité, efficaces, pour moins de 20 euros et n’hésite pas à dénoncer cette société qu’il juge trop consumériste à son goût. Quelque chose que je soutiens également quand je vois les sommes considérables que j’ai déboursé pour pas grand chose !

Je découvre durant ces 4 heures passées au salon  qu’être coloriste est tout un art. Une multitude d’instruments différents sont utilisés avec soin pour offrir un rendu parfait et le plus naturel possible.

Seule désagréable surprise le prix arrivé à la caisse. La douloureuse comme Pierrick s’est amusé à dire. La somme de 140 euros. Et oui, j’aurais payé moins cher même dans les plus gros groupes de la ville. Mais pour quel rendu ? Car le résultat est vraiment excellent. Les mauvaises langues diront, à ce prix vaut-il mieux encore ?

Oui mais le rendu est là, le balayage ne sera pas refait avant au moins un an comme me l’a promit notre expert (hormis les racines). L’effet dans le temps est maîtrisé par la patine afin de donner un effet naturel quand les racines viendront pointer le bout de leur nez. Et puis, ce que je vous cache c’est que j’ai fait endurer quelques heures supplémentaires à notre cher Pierrick. Le salon fermant habituellement à 19h, j’en suis ressorti vers 21H après que ce dernier m’ait gentiment offert un succulent thé au jasmin.

Alors oui le prix est élevé mais l’écoute rattrape comme même l’ensemble tout comme son savoir-faire. On ne peut donc en vouloir à ce si charmant coiffeur ! Et puis j’avais qu’à demander les prix avant au lieu de lire rapidement sur le panneau couleur à partir de 30 euros !

Je vous joins quelques photos de ma nouvelle tête.

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