Tokyo Fiancée où le choc des cultures

Ne faisant rien de mon après-midi et savourant mes derniers jours de vacances, je me suis dit pourquoi ne pas regarder un bon film.

Passionnée par la culture asiatique (ses séries et sa bonne nourriture) et d’écriture, Tokyo Fiancée (biographie de la jeunesse d’Amélie Nothomb) s’est imposé le film idéal.

Ce film autobiographique nous narre La tête pleine de rêves, Amélie, 20 ans, revient dans le Japon de son enfance. Elle propose des cours particuliers de français et rencontre Rinri, son premier et unique élève, un jeune Japonais qui devient bientôt son amant. A travers les surprises, bonheurs et déboires de ce choc culturel drôle et poétique, nous découvrons une Amélie toute en spontanéité et tendresse, qui allie la grâce d’un ikebana à l’espièglerie d’un personnage de manga.

Une bande annonce qui prête à sourire, un casting inconnu au bataillon mais fort charismatique, nous promet 96 minutes de pur bonheur.

Et même si l’humour est présent mais bien discret (plus dans le ton de l’héroïne que dans les scènes), ce film se regarde sans peine.

Nous découvrons un Tokyo insolite, très ouvert à la sexualité contrairement à ce que l’on nous laisse penser. Mais le scénario est aussi changeant que le temps et des longueurs se créent lorsque les scènes de nudité s’enchaînent. Passer cette étape, nous retrouvons une Amélie, amoureuse bien plus du Japon que de son amant, en proie au doute. Et cela semble être également bien réciproque.

Finalement Tokyo Fiancée est d’avantage un voyage sur la vie, la quête de soi qu’un film ventant le Japon. Au contraire, d’ailleurs, cela confirme même que le choc des cultures qui je croyais tout compte fait restreint reste bien fort présent et qu’il est fort bon d’être français (horaires de travail, liberté de la femme) ou Belge (car oui être français dans ce film n’est pas si avantageux, si vous visionnez cette adaptation vous comprendrez vite pourquoi).

La fin est donc évidente, pas le moins du monde surprenante. L’inconstance d’Amélie et son amour de l’autonomie l’ont mené au bout de son périple. Mais la chute reste bien là et nous laisse interrogateur quant à l’avenir d’expatriés français lorsqu’un malheur touche ce pays.

Bref, je vous recommande ce petit bijoux si comme moi vous souhaiter recevoir un bon coup de fouet sur la réalité de la vie asiatique et non ce qu’on nous laisse voir dans de nombreux show.

Rentrée scolaire rime avec nouveau roman.

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Bonjour les filles ! Comment allez-vous en ce mois de Septembre ?

Cela fait quelques temps que je n’ai pas posté d’articles. Peut-être est-ce du au manque d’attractivité de blog ? Ou bien tout simplement car j’ai été très occupée avec l’achat du mobilier pour mon emménagement à La Roche Sur Yon.

Je m’apprête à sauter le pas Mercredi. Enfin seule. Ce ne sera pas évident, certes, mais je profite de cette année d’autonomie pour me donner à fond dans mes projets professionnels et donc par la même occasion scolaire tout comme en écriture.

D’ailleurs c’est simple, cette rentrée digne d’un mois d’octobre et automnal m’a inspiré pour la rédaction d’un nouveau roman. Cette fois bye bye jeunesse parisienne et bienvenue dans une sature d’un pensionnat anglais. Et ceux qui auront lu mon premier chapitre savent que j’écris toujours sur des lieux bien existants même si l’histoire reste purement fictive.

Ce dimanche 6 septembre, m’ennuyant fermement, je vous communique donc le peu de mots que j’ai couché sur le papier (et l’ordinateur bien sûr).

Alors, Girls, j’attends votre opinion avec impatience afin de progresser !

CHAPITRE 1

Gill Cordell, seize ans, noua son épaisse chevelure rousse en une queue de cheval parfaitement droite. Elle bâta des cils pour repousser, vainement, sa longue frange rebelle de ses grands yeux gris.

Assise en tailleur sur le gazon verdoyant de St Margaret’s, pensionnat pour jeunes filles de bonnes familles, l’adolescente pouvait sentir l’herbe frivole caresser ses cuisses menues. Le soleil, encore doux en cet fin d’octobre, perçait de ses rayons tièdes son blazer vert et bleu, réchauffant son dos endoloris. Les sélections pour intégrer le club de hockey avaient eu lieu le matin même et Mrs Steadworthy, à la rigueur innée, les conduisit à se surpasser. Esquiver les coups étaient d’ordinaire sa spécialité mais ses erreurs de placements avaient rendu son jeu fort mauvais. Apprendre à devenir une jeune femme accomplie et faire partie du cercle de tricot aurait pu s’imposer comme une évidence pour le jolie rouquine si elle ne se contrefichait pas tant des modes et des usages. Certaine de sa non qualification au sein de l’équipe, Gill enfouit son visage rond, qui clamait son innocence, entre ses doigts fins. Seul le hockey lui permettait d’apprécier un temps soit peu le train train et les rivalités constantes de St Margaret’s.

Perdue dans un crin de verdure, au cœur du comté du Hertfordshire, l’établissement visait l’excellence par l’impassibilité. « Tolérance zéro » leur répétait Summer Bilson , représentante de la Sixth Form et préfète en chef des dortoirs, en fronçant ses sourcils noyés pour moitié sous son imposante paire de lunette, dont la coupe arrondie lui donnait l’allure d’une chouette. Bien que le règlement intérieur interdisait la consommation d’alcool et de tabac dans les locaux, les filles bravaient régulièrement ces interdits. Ainsi que la majorité des règles qui régissaient leur année d’étude entre ses grilles dorées. Les murs, tapis de briques rouge, uniquement, gardaient le secret de leurs escapades nocturnes.