En Vrac

En Vrac.

Chères Cotonneuses,
Je profite de cette journée bretonne une nouvelle fois maussade pour créer un article life style – vie quotidienne. Son titre, pas besoin de chercher bien loin le voici !

Pourquoi les sites de rencontres sont un moyen « efficace » afin de rencontrer l’Amour ?

1. Parce que l’inscription dans la plupart des cas est gratuite, seules les fonctionnalités sont payantes

Ce n’est pas forcément le premier critère auquel on pense lorsque l’on se dit que les réseaux sociaux sont un excellent moyen de trouver l’amour mais c’est un avantage certain, qui n’est pas à dénigrer. Bon, il est vrai que dans la vie « réelle » vous ne paierez pas pour trouver l’amour. Quoi que peut-être un verre si Monsieur est radin ! Mais cette gratuité d’utilisation (surtout pour les femmes comme c’est notamment le cas sur Adopteunmec) permet au phénomène que sont les sites de rencontres de cibler un large public.
Toutefois, bien que ces sites ont leur lot d’avantages, il n’en demeure pas moins que pour accéder à certaines fonctionnalités, l’utilisation de notre charmante carte bleue est très vite requise. Qu’à cela ne tienne, quand vous êtes vraiment centrée sur la recherche de l’âme soeur l’amour n’a pas de prix !

2. Lorsque l’on est timide c’est « la » bonne solution pour pouvoir se dévoiler librement

Qui n’a jamais été gagner par le stress ou freiner par un de ses complexes face à un bel homme ?
Je pense que la réponse frise le zéro pointé. Ainsi, les réseaux sociaux et notamment les sites de rencontres sont un échappatoire afin de pouvoir reprendre sa vie en main, la contrôler et essayer de passer outre ses problèmes de timidité grâce à la barrière de l’écran interposé. Un moyen donc de se confier sans pour autant ne pas tomber dans la dérive de la perte de soi et du surjeu.
Mais voilà, lorsque fatidique de la rencontre arrive, plus d’écran Mesdames pour se camoufler. Il faut prendre son courage à deux mains et y aller au culot. Et oui, tout bonheur demande sacrifice. Allez, comme on dit, il faut souffrir pour être belle.
Donc un conseil Mesdames, n’en rajoutez pas plus qu’il n’en faut, de vous donner pas des excès de confiance, sinon vous serez vite dégoûté par ce système de rencontres amoureuses !

3. Parce que draguer en boîte est devenu ringard (mais surtout d’avantage un moyen de rencontrer un plan d’un soir plutôt que le « grand Amour »)

Et oui, c’est une évidence ! Les boîtes sont aujourd’hui plus reconnu pour « pécho » le premier soir et rentrer « avec la première gronzesse venue » comme qui dirait les malotrus les plus malpolis qu’un tremplin pour trouver son futur compagnon. Pire vous aurez surement droit à la fameuse phrase du lâcher de 06. A fuir donc si vous êtes à la recherche de quelques choses de sérieux. Vous me direz alors, pourquoi pas un ciné, un bowling ou un billard ? Ce sera tout de même mieux que rester cloîtrer chez soi entre quatre mur, à s’inventer une vie et converser depuis son pc. Et bien car, c’est également un lieu que j’ai testé et pas la moindre chance de trouver l’homme de vos rêves. D’une car Messieurs sont avec leurs « amis » et ne veulent se mélanger, deux car soit ils sont casés ou bien ont une jolie petite famille. Et bah pourquoi pas à l’école (faudrait-il y être encore ! ) ? Et bah là aussi la réponse est la même. Ces jeunes hommes sont pris. Parfois même les sections ne sont remplies que de filles alors à moins d’être attiré par le même sexe, la question ne se pose même pas !
Alors quoi de plus évident que de se tourner vers Badoo ou encore Tinder. Et puis pour celles qui sont récalcitrantes, certains hommes sont partant pour un verre dès trois lignes de conversations. Bon c’est vrai eux aussi espèrent secrètement vous mettre dans leur lit. Et c’est là le problème qui nous conduit vers ce cinquième point…

4. On a un large choix de « produits »

Multitudes de « produits » peuvent être mis dans notre « panier » comme le sous-entend sur son concept un peu farfelu Adopteunmec. Et oui vous ne rêvez pas ! On ne parle pas du dernier jouet Ken, mais d’un homme. Assez machiste ces dénominations tout compte fait, non ?Cependant, tous ces produits ne sont pas des perles rares, le choix est très vite restreint (si comme moi vous êtes très difficile). Il n’est donc pas évident de trouver le bon site qui vous permettra de faire l’impasse, de un : sur les lourdingues, de deux: sur les hommes déjà casés en manque de …, de trois : les simples « bonnes rencontres ». Pour le moment de ce que j’ai expérimenté (adopte, tinder et badoo), Badoo est le mieux en terme de rencontres sérieuses, le choix n’est pas évident et très souvent compliqué.
Mais pas de panique, de nouveaux profils apparaissent chaque jour alors vous n’avez que l’embarras du choix !

5. La peur du regard de l’autre est contourné

Et oui personne ne vous force à vous montrez sous votre jour comme qui dirait le moins avantageux. Vous dialoguez par écrit et non en face à face. Pas de craintes à avoir donc sur la coiffure et la tenue à arborer pour être au meilleure de votre forme. Une photo potable et hop le tour est joué et des centaines de clics en quelques temps, que demandez de mieux ? Peut-être d’ôter le doute de son esprit qu’au jour de la rencontre, la déception sera là.

Et si Monsieur vous gênes dans vos principe ?

Et bien sachez que vous pourrez toujours ignorer voir même bloquer votre interlocuteur. Pas magique cela ?

Adieu donc, types relous.

Mais non voyons, si vous préférez rester chez vous et repoussez ce moment le plus longtemps possible libre à vous (d’ici là vous aurez le temps de conquérir Monsieur, enfin si celui-ci est dans cette optique également) !

CONCLUSION

Bon même si je suis censée venter les mérites de ces sites en tout genre sachez que je reste très sceptique? Jusque là, je n’ai fait que deux rencontres mais je peux vous assurez que les résultats restent les mêmes, il manque ce petit truc qui fait que vous êtes à l’aise pour se ravoir. Peut-être n’ais-je pas encore touché le gros lot ? En tout cas après la phase « rencontre » silence radio. Et on commence un peu à perdre confiance en ces sites. Mais lorsque votre vie sentimentale est au plus bas, continuer parait évident, surtout lorsque vous sortez entre amies pour « rencontrer du monde  » et n’avez finalement passer votre soirée qu’à discuter avec vos copines. Rien de bien réjouissant donc.

Il ne me reste donc plus qu’à tester Meetic, allons bon, cela sera-t-il peut être plus fluctuant ?

Musique

Musique.

Chères utilisatrices d’Hello Coton,
Je profite de ce mardi breton brumeux pour rédiger un tout nouvel article dans cette rubrique musique (histoire de la remplir un peu).
Celui-ci ne fera peut-être pas que des adeptes car cet artiste que j’affectionne particulièrement n’est autre que …Coréen. Et oui les filles, bienvenue à un nouveau genre de texte : l’anglo coréen.
Ce « prince charmant » qui fut pour moi une véritable révélation répond au doux nom de Taeyang. Peut-être celui-ci vous dit quelque chose ? Si oui, cela est peut-être du en partie au plus gros boysband de Corée auquel il appartient et qui vogue actuellement sur le succès : BIGBANG. Ou alors avez-vous simplement lu mon dernier article sur Miguel dont j’ai brièvement fait part de ce bel apollon. Souvenez-vous c’est grâce à Taeyang que j’ai découvert les titres Coffee et Beautiful Exit !
Et puis, en plus d’avoir une musculature de rêve ( à en faire frémir plus d’un), le jeune homme (28 ans au compteur) est le chanteur et danseur principal de son groupe. Et oui, les filles ! Monsieur n’a pas qu’une corde à son arc.
Entré à l’âge de 12 ans au sein de la YG Entertainment (un des trois plus grosses maison de disque du pays), il débute sa carrière en 2006 au sein du groupe BIGBANG entouré de son ami de longue date G-Dragon. Ce nom vous dit surement quelque chose ? Non toujours pas. Vous gérez pas. Mais si GD voyons. Non ? Roh c’est la muse de Karl Lagerfeld. La coupe carotte qu’il arborait à la Fashion Week au début du mois au défilé Chanel c’est à lui qu’on l’a doit.
Bref même si Taeyang est Coréen, il saura vous charmer grâce à ses reprises de Chris Brown (avec une maîtrise quasi parfaite de l’anglais, rare en Asie et son léger accent californien). Son dernier album solo Rise, paru en 2013 a connu un succès immédiat et c’est même classé en top des Chart’s. Il revient en 2015 avec son groupe et leur album MADE connait le même engouement. Indétrônable, Taeyang est un peu le Kendji Girac français.
Pas étonnant quand le jeune homme sait s’entourer des meilleurs compositeurs et parolier actuels !
Alors les filles, je n’ai qu’un mot à vous dire  : filez écouter sa sublime playist. Monsieur risque très vite de mettre les voiles pour entamer son service militaire (obligatoire en Corée  et devant être réalisé avant ses 30 ans).
Voici donc quelques extraits de ses plus gros titres mais qui ne sont pas forcément mes favoris :
Ses talents de danseur :

Ecriture

Ecriture.

Nous y voici. L’intérêt de mon blog est de vous faire partager mes travaux d’écritures. Je mets donc à votre disposition le premier chapitre de mon roman encore en phase d’élaboration.
J’espère qu’il attirera quelques fans.
Je suis preneuse de tout commentaires !
Alors à tout de suite !

*1*

Cordélia Oberkampf, quatorze ans, enfonça son turban Miuccia bleu nuit sur ses longs cheveux blond doré. Le satin, en plus d’être l’incontournable des défilés de l’hiver, mettait parfaitement en valeur son teint abricot. Tard dans la nuit, la neige avait déployé son épais manteau blanc sur l’ensemble de l’arrondissement parisien et l’adolescente, trop excitée à l’idée de s’imaginer patiner au parc Monceau, avait été incapable de fermer l’œil. Avant-gardiste et fille de la joaillère Oberkampf, elle aimait donner le la aux jeunes chastes de Sainte-Bernadette. Il lui était donc inconcevable de sortir tant que ces adorables yeux émeraude ne soient pas parfaitement dénués de cernes. Cordélia se dirigea vers la porte de son immense chambre, située à l’Hôtel Keppler, et s’assura que la suite fut bien déserte. Laisser traîner ses oreilles, non loin d’être son passe-temps favori, était devenu un rituel quotidien, tout comme s’observer en détail face à l’ancien miroir vertical. Ses lèvres glossy Diablotine de Dior se pincèrent à la vue des quelques formes que son caraco charbon Princesse Tam Tam sublimait à merveille. N’importe quelle collégienne aurait rêvé remplir un 85 B, mais là où tous contemplaient une silhouette longiligne à couper le souffle, Cordélia n’y voyait que révulsion et autres sentiments du même genre. Les coussins jaune poussin qui d’ordinaire égayaient le gris de son dessus de lit lui donnèrent subitement la migraine. Sans comprendre comment, elle s’effondra à genoux face au WC, la tête plongée dans la cuvette. A l’instant même où l’acidité gagna sa gorge, ses bouffées d’angoisse s’éclipsèrent. Elle ne gardait plus que de cet épisode laborieux, des perles de sueurs collées à sa nuque.
Fleur Van Büren tambourina contre la porte de la suite N°5. Elle venait de passer une heure coincée dans les bouchons entre l’arc de triomphe et les Champs Elysées. La jeune fille n’avait cessé de pester contre les chauffeurs de taxi à l’origine de ce désordre. Trop en retard et frigorifiée pour poursuivre son trajet à pied, elle avait dû renoncer à sa visite du dimanche chez Pierre Hermé et par la même occasion à la douce saveur de l’Ispahan, ses macarons favoris. Elle ramassa la clef cachée sous le paillasson en poils de sanglier et jeta sa fourrure, souvenir Milanais de son père, sur la banquette écru des Oberkampf
— Pas de brunch en famille ce matin ? l’interrogea Fleur en sifflotant du Kim Carnes depuis le salon. Elle savait que Cordélia trouvait son répertoire musical kitch mais les tubes du moment ne l’avait jamais intéressé. Elle les trouvait grossiers, redondants et tout simplement rasoirs !
Cordélia s’essuya la bouche et déverrouilla la salle de bain.
— Non. Maman devait accompagner, avec Hippolyte, Edgar à la gare ce matin. Exposition je crois…
Edgar Schinasi, trente-deux ans, jeune compagnon de Judith Oberkampf et photographe, passait la plupart de son temps à squatter leur loft, lorsqu’il ne voguait pas au Népal ou au Mozambique. Il concentrait tout son art dans l’exposition de clichés retraçant la misère d’enfants africains frappés par la famine. Il y a tout juste un an, elle les surprit par mégarde dans la baignoire alors que les bulles de savon avaient presque entièrement disparues. Si seulement les choses avaient pu s’arrêter là, or, cette dernière paraissait prendre un malin plaisir à batifoler sous les yeux de sa fille. Le père de Cordélia, quant à lui, compositeur de renom, s’était envolé le jour de son cinquième anniversaire pour New York. Parfois, elle recevait de sa part une carte postale. Mais ce qu’elle en retenait était l’odeur du parfum de sa nouvelle femme, une Américaine de la haute.
Fleur déboutonna le col italien de sa chemise, ôta ses chaussures et s’étala telle une étoile de mer sur le lit XL. Ses grands yeux ronds s’arrêtent sur le visage pâle de Cordélia pour la fixer avec inquiétude.
— Cordy, tout va bien, hein ?
La jeune fille hocha la tête. Les lèvres tremblantes, elle dut faire un effort inouï pour étouffer un sanglot.
— Croix de bois, croix de fer ?
Cordélia feinta un crachat puis serra la main de sa meilleure amie.
— Si je mens je vais en enfer !
Les sifflements du vent s’engouffrant dans la cheminée victorienne ne parvinrent pas à étouffer les chants de Noël, qu’Oscar, le concierge, diffusait en boucle tous les ans.
— Voilà pourquoi J’A D O R E les fêtes ! dit d’un ton enjoué Cordélia en insistant sur chaque syllabe du mot j’adore. Oscar fredonne, l’odeur de résine parfume le salon et l’on peut enfin se pelotonner des heures entières sous la couette, à racler à la petite cuillère le pot de Ben & Jerry’s devant Jules et Jim.
Son sourire béat plissait joliment ses pommettes rosées. Elle s’évertuait de cacher tant bien que mal son mal être. Un peu trop facilement à vrai dire. Ses vilaines pensées s’étaient volatilisées d’un trait à l’écoute des sifflotements d’Oscar. Sa bipolarité pourtant vaincue, revenait-elle en flèche ?
Le ventre de Fleur grogna. Elle avait délibérément sauté le repas mais elle ne s’attendait pas à ce que ces fichus embouteillages viennent contrecarrer ses plans. Loin d’être comme son amie, les fêtes de fin d’années ne la mettaient pas de bonne humeur. Elles marquaient pour elle le départ de sa sœur pour le York et la commémoration d’un autre repas en son absence. Certes, il y avait toujours Cornélius, son frère jumeau, qui jouait de ses charmes auprès de leurs cousines au sixième degré mais il y avait toujours comme une sorte de tension. Personne n’osait prononcer son nom de peur de faire un pas de travers. De temps à autre, elle lui envoyait un bref texto, lui racontant son immersion au cœur de jeunes prodiges britanniques sans revenir parmi les siens pour autant. Elle avait dû tirer un trait sur les soirées d’hiver où elles s’amusaient à couvrir leur sapin de guirlandes pharaoniques puis se gavaient de puits d’amour à en tomber malade. Malgré le fait que Cordélia soit sa meilleure amie, elle ne pouvait se résoudre à le lui confier. Pourquoi ? Elle n’en avait aucune idée.
— Papa a réservé une table chez Maxim’s pour mon anniversaire. Sûrement pour parler affaires avec un de ses futurs investisseurs potentiel. Ce sera d’un ennui ! Dis, tu viendras ?
Naître un vingt-cinq décembre apportait son lot d’avantages comme recevoir deux fois plus de cadeaux, mais aussi son lot d’inconvénients puisque la jeunesse parisienne partait à l’autre bout du continent ou bien se cloîtrait en famille, au troisième étage de leur sublime appartement, avenue Montaigne, à manger de la dinde ou du chapon. Or, Cordélia ne pourrait assister à l’évènement mais elle préférait, pour le moment, ne pas y penser. Ça faisait encore trop mal pour qu’elle puisse le dire à haute voix. Sinon tout cela deviendrait vraiment réel. Au lieu de quoi, elle se mit au garde à vous, lança un « Oui, mon Capitaine ! », fit coulisser l’échiquier du salon et en extirpa des Ricola et un paquet de Camel neuves. Elle fourra deux sucreries dans sa bouche, l’orange-menthe remplaçant in extremis le goût âcre qui dominait encore sa gorge, et s’alluma une cigarette. Elle lui tendit la boîte.
— Personne ne risque de s’en rendre compte ?
Cordélia haussa les épaules. Il s’agissait d’une situation d’urgence après tout, cela valait bien le coup de se faire attraper. Elle brancha la stéréo, se hissa sur le canapé et rappa les premières notes du dernier morceau de Snoop Dog.
— Qui aurait pu prétendre que l’on puisse encore écouter ce genre de choses en 2006 ?
Cordélia fit la mou, lui adressa un sourire ultra Bright et lui balança le coussin rayé qui reposait sur le fauteuil bergère en toile.
— Viens !
L’adolescente à la silhouette longiligne la fit tournoyer sur place. Lorsque Fleur pu enfin retrouver son équilibre, elle se trouvait face au sapin rouge et or sous lequel se tenait une paire de patins. Cordélia s’empara de l’enveloppe cartonnée. « Pour Cordy. E. » La jeune fille eut un mouvement de recul.
— Et si on allait les essayer ? proposa Fleur d’un ton détaché, tout en humant une bouffée de fumée.Les joues rosies par les températures négatives, elles atteignirent le parc. Les branches dénudées, le lac gelé semblaient figés dans le temps. Pourtant, elles le trouvaient plus romantique en cette période de l’année. Peut-être était-ce dû au fait que Fleur y avait échangé son premier baiser avec Auguste Saint-André sur le petit pont d’où pendaient une multitude de stalactites. Cordélia glissa le long de la Colonnade avant d’achever son parcours sur une pirouette parfaitement maîtrisée. Si cette dernière n’avait pas orchestré cette rencontre, jamais elle n’aurait pu connaître pareil bonheur. Aujourd’hui encore, elle parvenait à sentir son souffle mentholé sur ses lèvres. La tâche, pourtant, ne fut pas simple. Fleur, éperdument amoureuse de l’aîné Oberkampf, bavait devant lui à chacune de ses apparitions. Bien plus âgé qu’elle, il préparait d’arrache-pied le concours d’entrée de la police nationale, tout en accumulant les petits boulots. Il lui répétait qu’il rêvait de quitter cette sphère dorée qui le conduisait à se fourvoyer sur une société en déclin.
— Si je fais un pas de plus je sens que je vais m’écrouler, gémit Cordy.
Fleur tata ses poches et en extirpa son portefeuille en peau de croco. Il lui restait suffisamment de monnaie pour sustenter deux estomacs affamés. Un seul échange de regard leur suffit pour se comprendre. Il en avait toujours été comme tel. Il en serait toujours ainsi.
Groguie et dépourvue d’odorat, elle s’installa sur le banc faisant face aux colonnades. Même si le froid carnassier asséchait sa peau, il ne l’atteignait pas. Elle ne songeait qu’à ôter ses patins pour partir s’exiler en Laponie. Cette maudite paire venait de lui gâcher sa matinée tant attendue. Fleur avait le don de causer des impairs et cette fois encore, sa maladresse légendaire ne lui avait pas échappé.
Un chaton persan aussi blanc que la crème Mixa et ressemblant trait pour trait à Duchesse, leur animal de compagnie décédé il y a des années, se frotta contre les chevilles frêles de l’adolescente. Il ronronnait à en exploser de bonheur. Ses yeux perlés de gris ne la lâchaient pas du regard.
— Va-t’en !
Mais l’animal ne bougea pas d’un pouce, toujours occupé à tournoyer autour de ses immenses jambes.
Le craquement des branches sous le poids du givre couvrit les cris de la jeunesse Parisienne. Ce soudain silence l’apaisa. Elle pouvait enfin être elle-même. Nul besoin de revêtir un costume comme elle en avait pris l’habitude en franchissant les grilles de Sainte-Bernadette. L’arrière-cour, entretenue avec minutie, fut bien le seul intérêt qu’elle pouvait trouver à cette école. Déjeuner dans l’herbe, face aux tourelles, lui permettait d’ôter de sa mémoire les pensées obscures qui traversaient son esprit. Elle avait cette aisance et cette grâce naturelle qui faisait d’elle la reine des abeilles. Artistes incompris ou fils de politiciens véreux, tous n’aspiraient qu’à une chose : se tenir sur le trône à ses côtés. S’illustrer comme des coqs en pâtes, loin d’eux cette idée. Qui portait la culotte ? Certainement pas une vulgaire fille d’une petite créatrice banlieusarde. Mais elle avait un charme fou qui faisait d’elle l’objet de toutes les convoitises et la future femme d’un homme d’affaires ou d’un sénateur. Du moment qu’elle soit belle et qu’elle sache se taire. C’est ce que la gente masculine de Sainte-Bernadette voyait en elle, au-delà de son physique ravageur.
Une nuée d’hirondelles s’éclipsa sous la détonation de ce qui devait être la collision de deux voitures ou le choc d’une plaque métallique. A mesure qu’elle fixait l’espace boisé d’où se détachait ce bruit tonitruant, elle discernait d’avantage le son d’une corde. Que fouettait-elle ? Était-ce le sol terreux ? Un tronc ?
Il approchait.
Doucement.
Rapidement.
A quelques mètres, centimètres.
A la vue de son visage si angélique, son rythme cardiaque s’emballa. Combien de fois avait-elle secrètement souhaité qu’ils se retrouvent, seuls, face à face ?
Quelque chose clochait pourtant. Ses yeux semblaient bouffis, ailleurs, son nez un peu trop rougie.
Sa respiration se brisa. Son cœur aussi. Extraire le moindre mot, la plus petite syllabe, relevait de l’impossible.
Étirer. Contracter. Se lasserait- il de cette ficelle rêche et crasseuse ?
Elle s’allongea, attendant péniblement la mort. C’était comme un grand plongeon dans un bassin d’eau chloré. Sans l’odeur, ni les picotements, bien entendu. Un monde calme. Déconnecté de toute réalité. De toute vérité désarmante. Terrifiante.
Étendue sur la mare gelée, elle parvenait à distinguer le moindre frétillement de nageoire des poissons rouge. Elle n’avait pas la force de se débattre. Pourtant elle voulait vivre. Hilarant, non ? Quand elle avait si souvent désiré le contraire.
L’air ne filtrait plus dans ses poumons, ses doigts portés à son cou cherchaient désespérément à la libérer. Ses muscles endoloris luttaient en vain. Le repos la guettait. Son esprit vagabondait déjà. Ses paupières se fermèrent, à jamais, sur ce teint éclatant. Pourtant si perdu.

Visionné

Visionné.

Un Dimanche pluvieux rime avec film poétique

Si comme moi vous êtes amateurs (trices) de films et la découverte de nouveautés et non sceptique quant à la barrière du langage, je vous propose de regarder un jour ce charmant  long métrage Suédois intitulé : « Kronjuvelerna » réalisé par Ella Lamaghen.

Grande admiratrice des talentueux fils Skarsgård (Cela a commencé avec Alexander dans True blood puis s’est poursuivie avec Bill dans la série de Netflix plu ou moins contestée Hemlock Grove), je n’ai pu faire l’impasse sur ce scénario plus qu’alléchant.

En effet, l’histoire nous narre la vie étonnante de Fragancia,arrêtée pour avoir tenté d’assassiner Richard Persson, le fils d’un puissant propriétaire d’usine.  Son enfance pauvre, son adolescence où elle rencontre le grand amour de sa vie, un champion de hockey sur glace Petterson-Jonsson et l’approche de la nuit fatale où l’histoire commence..

Un film bourré de poésie comme je les aime, filmé avec minutie pour le bonheur de nos pupilles, qui lie tantôt aventures romanesques et le conte pour enfant sur fond noir. Traité avec légèreté cependant mais jamais sans friser la moquerie et sans aucune hilarité. C’est bien là que se démarque Kronjuvelerna. La maladie, la violence ou encore la mort sont traités de manière délicate sans provoqué l’angoisse ni l’oppression. Un savoureux mélange justement dosé qui sera ravir petits et grands !

Certaines scènes, de par la beauté des clichés, m’ont souvent fait penser à l’adaptation de Charlie et la chocolaterie (les cabanes notamment et les scènes sous la neige) et les musiques l’univers romantique de Peneloppe.

Un vrai petit moment de bonheur donc et de détente où les 120 minutes filent à toute vitesse. Point de longueur mais uniquement une jolie touche de féerie. Alors bon si vous n’êtes pas amateur du genre, vous ne serez pas transporter par cet univers et vous voudrez surement rapidement couper court à cette trame pour la moins extravagante et dénuée de toute réalité, pour mon plus grand dam.

Musique

Musique.

Découverte Musicale et Coup de cœur immédiat !
Si je vous dis Miguel ? A quoi cela vous fait-il penser ?
Les réponses différeraient entre chacun (une) d’entre vous. Peut-être m’auriez-vous proposé le doux nom de Miguel Angel  Munoz ou encore un de vos ex (espagnol ou portuguais) sulfureux rencontré sur la plage d’Alicante.
Et bien rien à voir !
Ce californien, né en 1985, chanteur, producteur de musique et guitariste à la ville est un vrai petit prodige.
Habitué aux premières parties des stars de renoms tels qu’Alicia Keys, cet as du R’n’B n’en est pas à son premier coup d’essai, ni succès. Il a notamment réalisé un tube « How Many Drinks? » et pour cela invite Kendrick Lamar pour un remix. La vidéo a même atteint plus d’un million de vues en moins de trois jours.
En 2015, il sort son dernier album Wildheart et pour moi c’est la révélation. Adepte des réseaux sociaux et plus particulièrement d’Instagram (pour y suivre toutes mes stars préférées), je ne remercierai jamais assez Taeyang (à qui je vais aussi consacrer un article je pense) pour cette sublime découverte.
Je vous propose donc d’écouter quelques extraits de cet artiste déjà bien accompli !

Apprendre à nous connaître

Encore novice vis à vis des sites de partage, je profite de mon départ en septembre prochain pour vous narrer mes péripéties quotidiennes.
Ce site est un moyen d’exprimer mes sentiments et de lutter contre l’isolement.
De plus, il saura vous faire partager ma passion dévorante pour l’écriture. Je tâcherai de publier le plus souvent possible mes essai et mon roman en cours. Ainsi que mon addiction pour les séries et films en tout genre et de toutes nationalités confondues.
Alors à très bientôt, j’espère et je file répondre à ces doux principes !